VIDÉOS SUR L'ACCOMPAGNEMENT

Publié le 02 Septembre 2020
La relation d'aide :
“Accepter de l’aide, c’est (aussi) accepter l’avancée de la maladie", "de ne plus être libre, d’être sous surveillance".
 
Blandine Prévost, touchée par une maladie apparentée Alzheimer, nous témoigne de son combat pour réussir à accepter progressivement d’avoir besoin d’aide et qu’une personne vienne l'accompagner à domicile.
 
Comment réussir à « aider » tout en préservant sa dignité? Son image?
 
Elle soulève aussi la nuance entre “aider” et “accompagner”. Dans le premier cas, l'"aide" peut être intrusif pour la personne, car elle est chez elle, et n'a pas besoin qu'on lui fasse passer des tests ou qu'on fasse les choses à sa place. Dans le deuxième cas, la personne accompagnée et la personne accompagnante cheminent ensemble dans une relation de confiance : “J’ai besoin qu'on cherche ensemble des solutions”.
 
Cette posture à domicile s’applique aussi pour les intervenants en EHPAD. «Vous avez entre vos mains notre fierté, prenez-en soin.» dit Blandine Prévost.
 
 
 
Accompagner, c'est d'abord savoir se poser des questions :
 
Accompagner, c’est chercher à comprendre et parfois, c’est accepter que les réactions de la personne sont en lien avec nos attitudes, avec l'environnement physique et le type d’organisation.
 
Sans ce questionnement, des interprétations comme «madame est agressive» ou «c’est la maladie» risquent de réduire la personne à «un trouble du comportement» ou à un stade de la maladie. Accompagner dignement, c’est apprendre à reconnaître les différentes causes qui expliquent sa réaction. Les bonnes intentions ne garantissent pas la manière dont le message sera reçu.
 
Par une mise en situation, Nicole Poirier, Anne-Lise Gardet et Charlotte Berjon nous aident à mieux discerner quelques causes.